Jour 3 : Vésuve et Herculanum

 

La nuit fut courte, mais bonne. C’est donc l’œil vif et le teint frais que nos petits se présentent aux agapes du petit-déjeuner, mais les apparences sont trompeuses, car nombreux sont encore les esprits engourdis de sommeil qui laissent s’échapper leur bon sens et une partie des consignes édictées mille fois : posons donc gaiement les valises bouclées sur le palier avant d'aller manger, youhou, on gagnera du temps ! Fermer sa porte de chambre ? A quoi bon, on revient prendre les bagages dans 20 minutes ! Ah, c’est à 7 heures le départ ? On devrait déjà être dans le bus ? Et on bourre, on tasse, on bouchonne, dans la valise et la panique, les mille choses éparpillées sur le sol. Tout cela sous le regard interdit des enseignantes qui pestent et pressent.

Toujours est-il que nous parvenons à l’heure au pied du Vésuve, après que le bus se soit laissé égarer par les fausses informations du GPS, l’absence de panneaux d’indication et le tracé retors des routes de Campanie. L’ascension pédestre s’effectue comme les valises : au rythme de chacun. Certains peinent, d’autres courent, mais tous parviennent dignement au sommet. Là, Raffaele, un volcanologue à l’humour tout italien, nous instruit avec passion sur les caprices et les exploits de ce beau volcan. Il nous parle de crocodile, de dragon, on se perd ; il nous montre Pompéi là-bas tout droit et plus à gauche, on ne voit rien ; mais on écoute, car c’est intéressant. Puis, nous flânons autour du cratère, nous marchandons âprement des chatons et autres merveilles en pierre de lave [faites de la place sur vos étagères, chers parents], nous explorons, ramassons des cailloux et admirons la baie de Naples qui se déploie à nos pieds et dans la brume.

Je vous passe le pique-nique bucolique et les nouveaux errements du bus. Nous voici désormais à Herculanum. La motivation des troupes est inégale, mais la surprise est telle qu’elle fait taire les sceptiques et les grincheux. D’échoppes en boutiques, voilà que, sans prévenir, nos ados s’incarnent tantôt en marchands, tantôt en agents immobiliers et jouent à se vendre céréales, huile et vin ou à faire visiter et à mettre en valeur la domus de leur rêve (le patio central avec sa fontaine et son « seau à glace » plait beaucoup). Le jeune est décidément surprenant et non dénué d’imagination. Et que de sarcasme devant les squelettes des pauvres marins que l’éruption du Vésuve a ensevelis sous les cendres : « Lui, il a le bassin à l’envers, il faudrait qu’il aille voir un ostéo » et « eux, là, ils ont été surpris en plein bras de fer » ! Il est en tout cas plaisant d’observer un tel enthousiasme. Une chouette visite.

Nouvel hôtel. Déchargement du bus sauvage et épique : chacun prend une valise, qu’elle soit sienne ou pas, tandis que les professeurs à quatre pattes dans la soute déversent les bagages, le tout sous un concert de klaxons et de mots doux en italien (il suffit bien !). Quelle idée aussi de construire un hôtel gigantesque totalement inaccessible aux gros gabarits et à 800 mètres du parking le plus proche ! Le chauffeur, fort compatissant, a donc décidé d’imiter les Napolitains et de nous faciliter la vie.

La vue depuis certaines chambres est époustouflante et force au silence. Calme olympien dès 22h30.

 

1ère série de photos :


Baie de Naples
 

Ascension du Vésuve :

















 

Au bord du cratère :















Herculanum :




















 

2ème série de photos 

(Encore dans l'ordre antichronologique.... Grrrr !)


 
















































3eme série de photos




















 


L'incroyable vue depuis certaines chambres de l’hôtel Vesuvian Inn


 

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