Quelle journée ! Quelle journée !
Après une nuit réparatrice et un réveil au son d’une salve de cloches, nous nous dirigeons tranquillement vers Pompéi. L’entrée sur le site se fait sans encombre, malgré la foule. Des sportifs entourés d’une horde de journalistes nous grillent la priorité et auraient dû nous alerter, mais nous n’y prêtons qu’une maigre attention. Erreur. Nous cheminons donc à travers les rues et les ruines, visitons les riches demeures, jouons aux Beatles sur les passages piétons (mais qui sont les Beatles, qu’est-ce qu’elles nous demandent les profs, elles craquent ?!). Le charme, néanmoins, n’opère pas de la même manière qu’à Herculanum. C’est beau, c’est grand, certes, mais il est difficile de s'immerger dans l’ambiance du Ier siècle tant la foule indisciplinée et peu aimable est compacte. Faire la queue pour admirer un faune, une mosaïque derrière une barrière, des fresques à travers des barreaux ou des vitres sales lasse rapidement nos adolescents. Et quand en plus on se fait doubler, pousser, voire gratuitement insulter (si, si) par des visiteurs d’un âge vénérable censés incarner sagesse et exemplarité, eh bien on n’aime pas et on a bien raison. Grrrr… Tout ça pour ne pas même croiser Albert de Monaco !
La pause pique-nique est la bienvenue, on se délasse à l’ombre des pins et à l’écart de la foule. Tout va pour le mieux, lorsque soudain, en se levant, un genou craque. La douleur est vive, la trousse à pharmacie impuissante. Vite, le poste de secours. Attelle, glace et bandage serré. C’est visiblement une entorse, mais il faut vérifier. Ambulance, hôpital, radio. La demoiselle, très courageuse, quitte donc le groupe hébété et inquiet en compagnie des secouristes et de Mme Mathieu. Dur, dur. Mais ce soir, elle va bien et souffre moins, en dépit d’une belle entorse. Elle a retrouvé ses camarades et le sourire, et se dit qu’elle n’a de toute façon rien loupé…
En effet, Naples qui devait nous accueillir en a décidé autrement. Entre les cyclistes du Giro et notre bus de Cazoulins, la ville a fait son choix. Pas le bon visiblement, vu le chaos routier qui en a découlé (https://www.ilmattino.it/fr/le_tour_d_italie_2025_perturbe_naples-8837944.html?refresh_ce). Toujours est-il que notre bus a mis deux heures à rendre les armes et à s’extirper de ce bazar rodéodesque. Remarquez, nous avons été au spectacle, car le conducteur napolitain ne s’avoue jamais vaincu, aucun bitume ne peut lui résister ; il doit passer, glisser, forcer et réussir à tout prix, par la droite, par la gauche, à contre-sens, en marche-arrière, avant le voisin de préférence, lequel est également napolitain... Bravo à Jean-Noël, notre chauffeur, pour sa patience, son sang-froid et sa dérision. Et voilà comment finir dans un centre-commercial d’une obscure banlieue à 17h avec 57 élèves qui réclament temps-libre, toilettes et emplettes.
N'empêche que l'on s'en souviendra de cette journée !
Peu d’images aujourd’hui pour des raisons évidentes.
1ère série de photos :


Repas du soir au Vesuvian Institut :
2eme série de photos
3eme série de photos





































